décembre 23

Bitcoin : les bulles passent, le réseau prospère

Il y a trois ans se déroulait la dernière bulle de Bitcoin en date, avec une fin d’année dont je me souviendrais toute ma vie. J’avais découvert les cryptomonnaies plus en amont dans l’année et je m’y étais mis à fond au courant de l’été. J’ai vécu, avec beaucoup de camarades le profond engouement pour les cryptomonnaies de fin 2017.

Malheureusement, la nouvelle année sonne la fin de la récréation et chacun prend ses profits, laissant aux derniers arrivés un gout amer. C’est fini, Bitcoin n’était qu’une bulle spéculative, une fausse monnaie reposant sur du vent.

Pourtant 3 ans après, je suis toujours là. Bitcoin est toujours là, Ethereum également, mais surtout ils sont bien plus utilisés, plus sécurisés et fonctionnels que jamais. Les cryptomonnaies montrent-elles des propriétés anti-fragiles, les bulles spéculatives apportent-elles plus que de la richesse aux early-adopters ?

Alors que certains annonce un début de cycle depuis le halving de Bitcoin en mai dernier, remontons le temps afin d’observer les impacts des bulles passer sur le protocole. Et si vous n’êtes pas sûr de la marche à suivre dans les prochaines phases d’euphorie, je vous ai préparé un guide sur ces questions.

Qu’est-ce qu’une bulle spéculative ?

Les bulles spéculatives sont des phénomènes cycliques des marchés financiers, immobiliers ou dans les cryptomonnaies : ce qui nous intéresse. Il n’existe pas de définition précise à ce qui est qu’une bulle spéculative, car vous allez le voir, c’est principalement psychologique.

Grosso modo, on a tendance à parler de bulle quand il y a une claire déconnexion entre les fondamentaux et l’envolée des prix, mais on en est sûr que lorsque la bulle éclate. L’objectif des investisseurs est donc d’observer avec attention le phénomène afin de gérer au mieux le risque d’éclatement ou correction, mais aussi les gains potentiels !

Mécanisme d'une bulle

Une bulle spéculative peut être découpée en 4 phases bien distinctes, sachant que c’est généralement l’arrivée du public qui sonne le pic d’euphorie ainsi que l’éclatement.

  • La phase cachée. Les early-adopters se positionnent par rapport à leur analyses fondamentals, ils sont patients et investissent dans le temps.
  • La prise de consciences. Un plus grand nombre d’investisseurs se rendent compte du potentiel et investissent à leur tours, la phase haussière s’amorce.
  • C’est quand cela monte que cela fait du bruit. Les nouveaux arrivants se précipitent alors que le prix a déjà bien montée. “Si ça a fait x10, ça peut facilement refaire x5”.
  • L’éclatement. La phase la plus douloureuses pour les investisseurs les plus tardifs ou ceux qui n’ont pas pris leurs bénéfices. Une mauvaise nouvelle ou un palier clé peut provoquer une chute brutale, suivit d’une lente descente vers un nouveau plus bas.

La dernière bulle en date et ses conséquences

Si janvier 2018 sonne comme une mauvaise période pour beaucoup de crypto-investisseurs, c’est aussi une époque où beaucoup découvrirent Bitcoin et les cryptomonnaies. On revient dessus quelques minutes :

Ethereum met déjà en lumière l’écosystème, dans une moindre mesure avec sont prix passant de quelques dollars à plus d’une centaine en quelques mois. L’été 2017 marque donc la découverte pour beaucoup, l’essor du minage par carte graphique ainsi que le début des ICO, la folie des altcoins.

La rentrée marque une fin de récréation, qui va pourtant reprendre de plus belle et plus particulièrement en novembre/décembre. Début 2018, clap de fin pour ce beau monde et prise de bénéfices de la part de la « smart-money » ou des « OG ». S’en suivra quelques années de douleur pour l’écosystème, avec un bottom trouvé en novembre 2019 et un nouvel Ath franchis il y’a quelques jours.

Les conséquences d’une bulle comme celle-ci sont évidemment la perte de capitaux pour beaucoup d’investisseurs, ou des personnes conservant des crypto ou jetons sans valeur pendant des années (« Pas vendu, pas perdu »).

Bitcoin n’en est pas mort, il reviendra plus fort

En fait cette bulle spéculative autour de Bitcoin n’était pas la première, ni la plus catastrophique. En revanche, ce fut à ce jour la plus impressionnante en termes de capitalisation, mais la volatilité de l’or numérique a déjà vu plus impressionnant.

Un survol des crash précédent de Bitcoin :

Crashs Bitcoin

Je n’ai indiqué que les crashs les plus impressionnants, mais l’objectif n’est pas de faire un historique précis ou complet. L’idée, c’est avant tout de vous montrer que Bitcoin a subit de très nombreuses baissent, de très nombreux crash. On n’oubliera également pas le “flash-crash” de mars 2020, en marge des inquiétudes liés à l’épidémie de COVID-19.

Pourtant les possesseurs de Bitcoin ne sont que rarement en perte et Bitcoin est loin d’avoir été abandonné par ses utilisateurs, bien au contraire. Aujourd’hui, plus de 85% des adresses possédant du Bitcoin sont rentables sur leurs investissements.

Tout d’abord, il faut bien comprendre que Bitcoin n’est pas un protocole statique. Puisqu’il n’a pas de contrôleur direct, Bitcoin évolue avec ses utilisateurs et leurs usages. Evidement, cela peut se mesurer directement avec des services, fonctionnalités et produits qui apparaissent au sein de l’écosystème. Le principal allier de Bitcoin est le temps. Le temps permet au protocole de se développer, en terme purement technique, mais également avec la découverte ou l’amélioration de certains usages de ce dernier. Le temps permet également de comprendre les problématiques des monnaies-dettes et de leurs gestion par les banques centrales.

Chaque cycle, si il ne détruit pas Bitcoin, lui offre toujours plus de temps pour se développer et petit à petit lancer ce que l’on pourrait appeler l’Hyperbitcoinization.

Bitcoin, un protocole anti-fragile ?

Certaines choses bénéficient des chocs ; elles prospèrent et se développent lorsqu’elles sont exposées à la volatilité, à l’entropie, au désordre, aux facteurs de stress et adorent l’aventure, le risque et l’incertitude. Appelons-les antifragiles.

Nassim Taleb.


Le meilleur exemple au concept d’anti-fragilité est l’Humain, d’où l’adage «Ce qui ne te tue pas te rend plus fort ». Nous avons une capacité d’adaptation très forte, couplé à une capacité de changement également importante. Mais pouvons-nous parler d’anti-fragilité quand on parle de réseaux comme Bitcoin ?

Anti-fragilité

Il faut d’abord bien comprendre que l’anti-fragilité, n’est pas vraiment liée à la dureté ou à la fragilité. A ses débuts, Bitcoin était extrêmement fragile. Aujourd’hui, il n’est pas mort, il est même devenu plus fort et semble plus résilient que jamais.  En reprenant la définition de Nassim Taleb, nous retrouvons un peu l’histoire de Bitcoin. Un aventure pleine de risque, d’incertitude, exposée à la volatilité parfois dramatique comme nous l’avons vu.

Voilà ce qui conclue cet article dédiée à l’évolution de Bitcoin dans le temps et ce qui le rend unique. L’année 2021 nous promet des sommets, qui seront probablement suivis par des plus bas. Vivre un cycle complet peut dérouter, faire peur parfois, mais si l’on regarde à une plus grande échelle de temps, on se rend compte que Bitcoin est là pour durer et nous pouvons investir stratégiquement en fonction. Si vous avez des questions ou des suggestions à  nous faire, n’hesitez pas à nous contacter sur nos réseaux sociaux.

A propos de l'auteur

GuillaumeCHT

Fondateur d'Onchaireport, c'est un véritable plaisir de démocratiser à ma façon les cryptomonnaies.


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